|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
 |
 |
 |
|
|
|
Tarifs
Postaux |
Courrier |
Cartes
Postales |
Fiches
techniques |
|
| |
|
Canonnières fluviales françaises
|
|
| |
La course pour le Haut Yang Tsé
|
Après le traité de Nankin de 1842 qui donnait aux anglais cinq ports chinois, la France, par le traité de Wampou en 1844, obtenait les mêmes privilèges et se donnait ainsi les moyens de
fonder des établissements militaires pour sa marine et d'ouvrir des entrepôts pour son commerce.
Après la signature de nouveaux traités qui révisèrent de manière préférentielle le système des tarifs douaniers, élargirent le privilège de la navigation et
le mouillage de navires de guerre étrangers, ouvrirent au commerce extérieur de nombreux ports le long du Yang
Tsé, c'est réellement au cours de l'année 1900 que démarrera la course au développement et à l'implantation de canonnières sur les fleuves de Chine.
Chaque puissance avait en Chine des nationaux
et des intérêts à défendre, nécessitant l'entretien de forces
de l'ordre pour leur protection. Ce fut le rôle principal de la
Division Navale d'Extrême-Orient qui devait maintenir le prestige
du pavillon français de "Singapour à Vladivostock". Des flottilles
furent affectées aux grands
fleuves de Chine, composées de canonnières à faible tirant
d'eau, spécialement construites pour la navigation fluviale: le
Yang-Tsé,
le Si-Kiang
et le Pei
Ho.
La France était déjà présente sur le Bas et le Moyen Yang Tsé : en septembre 1900, la canonnière
La Surprise mouillait à
Hankeou et faisait flotter le pavillon français absent depuis deux ans et demi. Elle fut suivie par les canonnières du
"Lion", de la
Décidée et de
"l'Amiral-Charner"..."Aussi l'opinion
était-elle généralement reçue chez les chinois que seule la
nation anglaise avait le droit de naviguer librement sur le Yang-Tsé..." La France, protectrice des missionnaires et des catholiques chinois, ambitionna donc le projet d'étendre sa présence
sur les fleuves de Chine.
En 1899, elle passa commande à Londres de deux canonnières,
l'Argus et la Vigilante qui devaient être livrées en caisses à
Hong Kong.
|
|
| |
Au Sud
La rivière Sikiang
|
|
|
|
1900
" Argus et
Vigilante "
1924
" Argus n°2 et Vigilante n°2 "
|
Elles furent envoyées sur le Sikiang,
la rivière du sud qui arrose Canton,
et surtout très proche des intérêts français au Tonkin.
Elles donnèrent satisfaction et opérèrent jusqu'au début de la guerre. Désarmées en 1914, elles furent vendues à
Hong Kong
en 1919
A la demande pressante du Ministre Plénipotentiaire à Pékin, deux nouvelles canonnières, du même nom que leurs prédécesseurs,
Argus et Vigilante, seront lancées à Toulon en 1922 et rejoindront la flottille du Sikiang en 1924.
|
|
|
Au Centre
le
Yang
Tse
Kiang
1901
" Olry "
" Takiang "
|
La France n'était toujours pas dotée de bâtiments capables de remonter le Haut Yang Tsé. Ce n'est qu'en 1901 que l'ordre vint de l'amiral Potier d'envoyer au plus vite une canonnière sur le Haut Yang Tsé. La mission fut
confiée au commandant Hourst alors en poste à Tongkou
où stationnait encore le reste des troupes françaises rattachées aux corps expéditionnaires contre les Boxers. Hourst rallia les chantiers de construction navale de
Shanghaï
et entreprit de dénicher un vapeur capable de remonter les rapides du Haut Fleuve. Il jeta son dévolu sur une chaloupe de
37 mètres. Baptisée
Olry, elle devint la première canonnière française qui opéra sur le Haut Fleuve.
On lui alloua comme annexe, une chaloupe canonnière, le Takiang.
Remorquée jusqu'à
Hankeou par le croiseur le Descartes, l'Olry atteignit
Tchongking le 12 novembre 1901. Quant au Takiang,
remorqué
jusqu'à
Itchang par la canonnière l'Alouette,
elle n'atteignit Tchongking que le 27 décembre. La France devait
maintenant se doter d'un établissement de la marine sur le Haut
Fleuve: le Gouverneur Général de l'Indochine, M. Doumer, débloqua
les crédits. Le batiment de la marine française à Tchongking,
prit le nom de
" Bastille " tant il avait l'aspect d'une forteresse.
|
|
|
1909
" Doudard de Lagrée "
|
Face à l'expansion des marines britannique, allemande et américaine sur le Haut Fleuve, la France décida de se renforcer et commanda la construction d'une nouvelle canonnière aux chantiers navals de Nantes en 1908. Livrés en kit, les éléments furent remontés à Shanghaï. Baptisée
Doudart de Lagrée, la canonnière commença une campagne de travaux hydrographiques sur le Haut Fleuve fin 1909.
|
|
|
1922
" Balny "
|
Peu avant la première guerre mondiale, en 1913, une nouvelle canonnière, le
Balny, fut construite à Nantes. L'expédition en caisses fut stoppée à la déclaration de guerre et les éléments, machines et chaudières furent utilisés par des patrouilleurs.
En 1921, les éléments du Balny furent expédiés à Shanghaï pour y être remontés et testés en 1922.
|
|
|
1922
" La Grandière "
|
Pendant ce temps, la construction d'une petite canonnière adaptée au Haut Fleuve, le
La Grandière, était achevée à Brest. Elle appareilla de Shanghaï en avril 1922, remorquée à couple par le Balny jusqu'à
Shanghaï. A l'après guerre, la Flottille des Mers de Chine possédait donc trois canonnières sur le Haut Fleuve, l'Olry ayant été désarmée en 1909, et deux canonnières sur le Sikiang.
|
|
|
1926 " L'Alerte "
1926
" Francis Garnier "
|
En 1926, l'aviso
Alerte, rattaché à la marine de l'Indochine est envoyé en renfort aux Forces Navales d'Extrême Orient et est spécialement affecté au Bas et Moyen Fleuve. Ce qui constituera en 1926, une flottille de quatre canonnières sur le Yang Tsé avec, le Doudard de
Lagrée, le Balny et le La Grandière.
C'est aussi en 1926 que la France lancera en construction à Caen, celle qui sera la dernière canonnière française du Yang Tsé, le
Francis
Garnier. Plus imposante que ses prédécesseurs, elle devait relever l'image de la France face à la concurrence des marines étrangères.
Arrivée à Shanghaï en 1929 après un remorquage difficile, elle ne prendra réellement du service qu'en 1930, affectée au Bas et Moyen Yang Tsé.
Rapatriée en Indochine en 1941, elle fut sabordée lors de l'attaque japonaise du 9 mars 1945.
|
|
|
Au Nord-Est
La rivière
Pei-Ho
1905
" Pei-Ho "
|
Le golfe du Petchili en Chine du N-E constituait
l'accès le plus direct pour atteindre la capitale, Pékin. La présence
d'une canonnière sur la rivière
Pei-Ho s'avérait nécessaire pour la surveillance des bâtiments
de la marine à Tongkou, base de transit des troupes de débarquement
située à l'embouchure de la rivière.
Un remorqueur du nom de Lieutenant-Contal fut armé définitivement comme canonnière de rivière en 1905, et rebaptisé
Pei-Ho du nom de la rivière.
|
|
|
|
|
|
|
|
Retour
en haut
|
|
|