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Le bâtiment de la Marine française à Tchoung-King - Photographie prise un jour de crue - D'après la revue l'Illustration du 27 novembre 1926 Solidement assis sur un mur de soutènement de 10 m de haut, le bâtiment s'élève à 30 m au-dessus des basses eaux du Yang Tsé, hauteur juste suffisante pour le mettre à l'abris de certaines grandes crues. Remerciements à M. JJ. Rosso qui nous autorise à publier cette photo de la caserne, prise aux basses eaux par le LV Bienaymé. Cette prise de vue est postérieure à la vue ci-dessus (probablement à la fin des années vingt), on y voit notamment deux antennes radio sur le toit du bâtiment
Quelques mots sur le LV Bienaymé (1898-1959): né à Ploemeur dans le Morbihan, il fut très tôt attiré par l'écriture et se fit connaître, sous le pseudonyme de André Bernis, par un récit d'aventure "Les nuits du Yang-tsé", paru en 1930 et préfacé par Joseph Kessel. Il plantera son décor le long du Yang-tsé, sur les lieux mêmes où il officiera comme capitaine de la petite canonnière "Le Lagrandière", jusqu'au 23 août 1924. Dans son roman, il décrit sa première rencontre avec la caserne Odent: "Je suis monté à la Bastille, comme après ses voeux un religieux au monastère. Un large escalier mène au portail chinois gardé par deux monstres de pierre, deux chiens-dragons, l'un mâle, l'autre femelle. La porte haute, à double battant, est laquée de noir; le fronton aux stucs multicolores s'orne d'un triple auvent de tuiles vernies et d'un coq aux ailes déployées...." Sous son nom d'emprunt, A. Bernis, le LV Bienaymé écrivit d'autres livres: Le Cap des Tourmentes (1933), Escales jaunes (1935).
A voir aussi, un courrier du Lieutenant de Vaisseau Bienaymé, expédié depuis l'aviso "Craonne" - Hankeou - Chine (1925)
"Devant les bureaux de la Marine, à Tchoung-King sur le Yang-Tsé, à 1400 milles de la mer Les estafettes en col bleu montent et descendent à cheval le grand escalier." D'après la revue l'Illustration du 27 novembre 1926
On peut voir, sur le faîtage de la toiture de la porte d'entrée, un coq bien français déployant ses ailes, au-dessous, l'ancre de la marine et l'inscription chinoise et française: MARINE FRANCAISE.
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