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Canonnière "Olry"

 

Album de 14 photos, illustrant la remontée du rapide Yé-tan, par la première canonnière française 'Olry", au départ d'Itchang.

Les informations en notre possession permettent de dater les clichés entre le 23 octobre 1901, date de départ de la canonnière, et le 25 octobre, date du passage victorieux du rapide Yé-Tan. D'après Hourst, dans son livre, "les rapides du fleuve bleu", nous savons que ces clichés ont été pris depuis la berge, par des membres de l'équipage de la canonnière britannique Kinsha en attente de réparations à Itchang.

Extraits du livre de Hourst "Dans les rapides du fleuve bleu":

 

"Je regarde passer plusieurs jonques. En aval de la pointe de cailloux roulés, s'étend un espace d'eau tranquille où elles attendent leur tour de passage et s'amarrent pour disposer les câbles en bambou tressé qui leur servent à se haler... Les aussières en acier sont lourdes et, à l'inverse des câbles en bambou des jonques, elles coulent au fond, ce qui présente le grave inconvénient de leur permettre de s'accrocher dans les roches pointues et hérissées."

 

Vue en aval du Yé-tan, où l'on voit au loin sur la rive, l'Olry au mouillage.

 

Extraits du livre de Hourst "Dans les rapides du fleuve bleu":

 

"Je vais  le long de la berge voir le rapide que nous tenterons de franchir demain. A l'embouchure d'un torrent actuellement à sec, un amas déclive de roches roulées, ce que l'on nomme en terme géologique un cône de déjection, s'étend vers le milieu du fleuve, sur la rive gauche. A la rive droite c'est un banc rocheux qui s'avance. Entre les deux pointes ainsi formées, le fleuve rétréci présente d'abord vers l'amont une nappe plus unie. Puis l'eau rejetée vers le milieu se soulève en lame, se tord en tourbillon, rétrécissant de plus en plus la surface unie,..."

 

Extraits du livre de Hourst "Dans les rapides du fleuve bleu":

 

"Tous les mouillages dans le Yangtsé, doivent être pris en s'accostant à une berge. On envoie des amarres à terre: une sur l'avant, l'autre sur l'arrière, deux par le travers; on se tient éloigné de la rive en appuyant contre elle ou dans le fond, deux longues perches de bois ou espars.... de tels mouillages nécessitent des endroits très choisis, où la rive ne présente pas de cailloux débordants, où le courant ne soit pas trop fort et reste de direction constante. Ce n'est pas une des moindres habiletés du pilote que de bien connaître les places où le bateau peut accoster et de ne pas se laisser surprendre par la nuit sans atteindre l'une d'elle.

 

Extraits du livre de Hourst "Dans les rapides du fleuve bleu":

 

"Nous sommes à ce moment à environ 70 mètres de la rive gauche, un peu au-dessus de l'extrême pointe, dans la partie plane de la veine liquide, tenus à tribord devant par notre amarre avec un très léger angle de barre à gauche, les deux machines en avant toute vitesse. La canonnière se tient parfaitement en équilibre, sans tendance à embarder...."

 

L'Olry engagé dans le rapide du Yé-tan.

 

L'Olry engagé dans le rapide du Yé-tan.

 

L'Olry engagé dans le rapide du Yé-tan.

 

 

L'Olry engagé dans le rapide du Yé-tan.

 

L'Olry engagé dans le rapide du Yé-tan.

 

L'Olry engagé dans le rapide du Yé-tan.

 

L'Olry à l'approche du mouillage.

 

A  la vue de la direction de la fumée qui va dans le sens de l'avance du bateau, on imagine combien la bataille menée  contre le rapide est rude et la vitesse du bateau quasiment nulle (0,24km/h).

 

L'Olry à l'approche des rives du Yé-tan.

 

Extraits du livre de Hourst "Dans les rapides du fleuve bleu":

 

"Durant que nous nous débattions ainsi sur le bâtiment, nos existences suspendues, on peut le dire, à un fil sur le rapide, un tout petit incident, mais si amusant, si drôle, se passait à terre et - j'ai quelquefois l'esprit mal tourné - venait encore ajouter à ma joie d'avoir franchi heureusement le premier et non le moins dangereux des passages que nous avions à forcer. Au moment où nous quittions notre mouillage, j'avais vu les officiers et la presque totalité de l'équipage du Kinsha se précipiter sur la rive et nous suivre tandis que nous avancions. J'avais aperçu de nombreux appareils photographiques braqués sur nous tandis que nous peinions au bout de notre aussière..."

 

Cliché similaire à celui illustrant une carte postale, sur laquelle on peut lire:

 

"La canonnière Obey (erreur, lire Olry) en route vers Tchongking, remonte les rapides à l'aide de longues aussières d'acier et la puissance motrice de son treuil à vapeur.....Yangtsé."

 

L'Olry remontant vers Tchongking.

 

Vue prise sous le même angle, quelques instants après.

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