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Kratie Set To Raise WWII Ship From the Deep |
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"Kratie entreprend de renflouer un navire de la 2ème guerre mondiale"
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Un article de Saing Soenthtrith et Lasse Karner
La commune de Kratié, dans la province de Kratié- Dans ses eaux sombres et boueuses, le Mékong, dans la province de Kratié, cache, ce que les autorités locales espèrent transformer en attraction touristique de 700 tonnes. Après avoir passer 60 ans au fond du Mékong, le Francis Garnier, canonnière française de 59 mètres de long, coulée par les japonais pendant la seconde guerre mondiale, pourrait trouver sa destination finale dans un musée du centre ville de la ville de Kratié. Juste à l'extérieur de la ville, dans la commune de Prek Krakor, où le navire coulé est enseveli sous plusieurs mètres d'eau et dans le sable, les résidents déclarent avoir protégé pendant des années, le navire contre les pilleurs. "Si je ne l'avais pas protégé, le navire aurait été mis en pièces", dit Nuth Narin, maire de la commune de Prek Krakor depuis 70 ans. Ces dernières années, quatre personnes ont été arrêtées pour avoir tenté de piller des parties du navire, dit Nuth Narin, ajoutant qu'il reste maintenant à renflouer le navire. L'idée de sauver le Francis Garnier germa il y a quelques semaines quand, Chhun Lim, ministre du territoire, du planning urbain et de la construction rejeta la demande d'une entreprise locale de renflouer la canonnière et approuva le plan d'une autorité locale de procéder à l'opération. |
"Ce navire de guerre ne peut pas quitter Kratié. C'est une pièce rare de l'histoire de la seconde guerre mondiale" a dit Chhun Lim, natif de Kratié. Bien qu'il n'ait pas fait connaître le coût exact de l'opération, le ministre a dit qu'il était entrain de rassembler des fonds en provenance de donneurs français et japonais et d'entreprises locales. Il ajouta que la première étape d'extraction du sable de la carcasse du navire, qui a déjà commencé, était financée par le gouverneur de Kratié. Avec un enthousiasme juvénile, les anciens, se sont rassemblés, mardi, dans la commune de Prek Krakor, pour se rappeler l'époque du protectorat français, quand le Francis Garnier assurait son service sur le Mékong. Lim Heng, 78 ans, dit qu'il se rappelait comment les enfants de Kratié était enrôlés à bord aux chaudières à charbon du Francis Garnier, pour servir la Marine française au mouillage à Kratié. Mais cela vint à changer quand la guerre survint. En mars 1945, après des combats sporadiques entre japonais et français, les troupes impériales envahirent Kratié, rappela Lim Heng. Par une attaque surprise, une nuit de mars, les troupes japonaises chassèrent les français et occupèrent la ville. Alors, ils remontèrent le Mékong et coulèrent le Francis Garnier, se rappelait-il. Bien que certains sites internet sur l'histoire navale, disent qu'il fut sabordé. |
"Le matin, au réveil, je vis deux soldats français étendus morts dans la rue" dit Lim Heng, ajoutant que les marins portaient encore leurs uniformes blancs. Depuis que le navire reposait sur le lit de la rivière en 1945, des villageois effectuèrent des plongées de repérage. Cependant peu de choses furent pillées, disent-ils et, aujourd'hui, parmi les quelques objets prélevés, il y a une vieille lanterne préservée dans une cabane en bois, derrière la pagode de Prek Krakor. Muth Chhin, un moine de 88 ans, dit que la lanterne est y préservée depuis plusieurs dizaines d'années, bien qu'il ne sache pas exactement comment elle y parvint. Il dit qu'elle peut provenir de moines novices nageant autour du navire quand celui-ci était encore en partie hors de l'eau. Mardi, quelques navires et tuyaux nécessaires au pompage du sable étaient les seuls signes visibles de l'opération de sauvetage, bien que des officiels impliqués dans le projet estiment que le navire pourrait être remonté sur terre dans les six mois. Une décision définitive n'a pas été prise sur le choix du lieu d'exposition du navire, mais, un parc devant la rivière, à quelques centaines de mètres de Kratié, serait une solution envisageable, dit le gouverneur adjoint de Kratié, Thun Kry. Le parc, une prairie aussi grande que la moitié d'un terrain de football, n'était pas occupé mardi, excepté par quelques vaches des environs, en pâturage. |